Théodore Gudin

1802-1880 French

Théodore Gudin

Peintre de la Marine pionnier

Jean Antoine Théodore Gudin était un peintre de marine français. Avec Louis-Philippe Crépin, il devint l'un des deux premiers Peintres de la Marine officiels en 1830. Gudin est né à Paris. On ne sait rien de son père et, dans ses mémoires, il semble suggérer que sa mère était veuve et a assumé l'entière responsabilité de l'élever ainsi que son frère aîné, Jean-Louis (1799-1823). Il fut inscrit dans une école navale, mais abandonna ses études pour partir à New York, où il fréquenta les bonapartistes en exil. En 1819, il s'engagea dans la marine des États-Unis et navigua à bord du Manchester Packet, un brick de 250 tonneaux. En 1822, il retourna à Paris et, inspiré par son frère (qui était devenu l'élève d'Horace Vernet), il décida de poursuivre une carrière artistique et trouva un poste dans les ateliers d'Anne-Louis Girodet. Il fit ses débuts au Salon la même année. L'année suivante, lui et son frère furent impliqués dans un naufrage sur la Seine, dont il réchappa. Son frère se noya cependant, et cela l'affecta profondément pour le reste de sa vie. En 1824, il exposa à nouveau au Salon et obtint le soutien du futur roi Louis-Philippe Ier avec une peinture du navire qui l'avait emmené en visite en Amérique. En 1828, le roi Charles X lui commanda une représentation de l'enseigne de vaisseau Hippolyte Bisson qui, l'année précédente, avait fait sauter son navire plutôt que de le livrer aux pirates. Peu après, Gudin accompagna son ami, l'officier de marine française Abel Aubert du Petit-Thouars, pour participer à l'expédition d'Alger, où il réalisa de nombreux croquis. À son retour, il fut nommé « Peintre de la Marine » à la cour de Louis-Philippe. Au cours des années suivantes, il effectua des voyages de peinture en Italie, en Suisse et en Russie. Il fut ensuite créé baron par le roi et chargé de réaliser quatre-vingt-dix tableaux sur l'histoire navale française pour le château de Versailles, une tâche monumentale qui mina apparemment sa santé. Il fut nommé officier de la Légion d'honneur en 1841. À la suite d'une exposition à Berlin en 1845, il reçut la croix Pour le Mérite. En 1844, il épousa Louise Margaret Hay (1820-1890), fille du général anglais James Hay (1788-1862) et filleule du roi. Ils eurent trois enfants, dont la peintre Henriette Gudin. Pendant la Révolution française de 1848, il partagea son temps entre la France et l'Angleterre et resta neutre. Cependant, lors du Coup d'État de 1851, il prit fermement le parti des républicains. En 1857, il fut nommé commandeur de la Légion d'honneur. En 1865, de nouveau en faveur auprès des Bonaparte, il accompagna l'empereur Napoléon III en Algérie et revint via Tanger à bord de la corvette impériale Reine Hortense. Il a servi comme vice-président de la Société centrale de sauvetage des naufragés, qu'il a aidé à créer en 1864, en mémoire de son frère défunt Jean Louis. Après la chute de l'Empire en 1870, il s'est exilé volontairement en Angleterre et a utilisé le nom de « Gordon ». Il a pu rentrer en France en 1879, après la mort de Louis-Napoléon Bonaparte, et est décédé à Boulogne-Billancourt en 1880.

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